Interview d’Élise, couturière et maroquinière à Saint-Lô, Hôte Nohô

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de Nohô

le Jeudi 12 Février 2026 à 11h47

À 33 ans, Élise a déjà derrière elle 12 années de couture, entre ateliers de luxe, maroquinerie et industrie textile. Installée à Saint-Lô, elle a choisi de revenir à ses premiers amours : le cuir, la création et le travail fait main. Dans cette interview, elle nous raconte son parcours, sa passion pour la maroquinerie et ce qu’elle propose aujourd’hui sur Nohô, entre transmission et partage de métier.

Peux-tu te présenter ?

Je suis Élise, j’ai 33 ans, je suis couturière depuis 12 ans et j’habite à Saint-Lô.

Peux-tu me parler de ton parcours professionnel ?

J’ai commencé à 16 ans, en bac pro en alternance, dans une usine de couture de luxe.
Ensuite, j’ai fait un BTS Maroquinerie Chaussures du côté de Cholet.
Juste après, j’ai été responsable d’équipe dans une entreprise de maroquinerie. Puis j’ai travaillé huit ans dans une entreprise de couture dans la Manche.
À un moment, j’en avais marre de travailler en usine, donc j’ai fait autre chose… sauf que ça me manquait. Du coup, je suis revenue à mes premiers amours et aujourd’hui je refais de la maroquinerie à mon compte. J’ai emménagé mon grenier. À la base, c’était les combles, ce n’était pas top, mais aujourd’hui c’est mon atelier.

Tu crées donc tes propres sacs ?

Oui. J’ai les idées de modèles dans ma tête. J’ai envie d’une forme ou d’un modèle particulier, donc je fais un patronage en papier cartonné. Ensuite, je coupe mon cuir, je le monte, et c’est là que je vois si ça fonctionne ou pas. À ce moment-là, je rectifie ce qu’il faut pour arriver à un modèle fini, qui soit portable.

As-tu une ligne directrice dans tes créations ?

Par rapport aux machines que j’ai, parce que quand on démarre avec un petit budget, on ne peut pas tout avoir, il y a des choses que je ne peux pas forcément faire.
Donc quand j’ai une idée qui me plaît mais que je n’ai pas la machine adaptée, j’essaie de trouver dans ma tête une autre façon de faire, pour utiliser ce que j’ai tout en me rapprochant de mon idée de départ.
Au début, j’avais quatre ou cinq modèles avec des couleurs différentes. Mais aujourd’hui, je me dis que je vais peut-être partir sur une ou deux couleurs, et proposer plus de modèles différents.

Cette passion pour la maroquinerie, a toujours été là ?

Oui, oui. J’aime la mode, et ce que j’aime dans les sacs à main, c’est que qu’on soit grande, petite, mince ou forte, il n’y a pas de distinction. Et c’est vraiment ça que j’aime.

Qu’est-ce que tu proposes aujourd’hui sur Nohô ?

Je propose surtout une rencontre, une discussion autour de mon métier.
Ça peut intéresser des gens qui veulent se lancer à leur compte, ou même des personnes qui veulent faire des études. Des fois, on a besoin d’avoir un avis sur ce qu’il y a derrière ce métier.
Même sans vouloir se mettre à son compte, c’est important de savoir qu’en France, il y a encore de la fabrication de maroquinerie, que ce n’est pas un secteur bouché.
Après, peut-être qu’à l’avenir, je ferai des ateliers créatifs pour fabriquer, mais pour l’instant il faut réfléchir à la structure pour pouvoir le mettre en place.

Conclusion

À travers son parcours, Élise incarne une artisanat moderne, ancré dans le savoir-faire français et guidé par l’envie de créer autrement. Entre transmission, passion du cuir et liberté créative, elle ouvre les portes de son métier à celles et ceux qui souhaitent comprendre, apprendre ou simplement échanger.
Sur Nohô, elle propose avant tout un temps de discussion, sincère et concret, pour montrer que la maroquinerie a encore toute sa place aujourd’hui, en France, et qu’il est possible de tracer sa propre voie, point après point.

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le Jeudi 12 Février 2026 à 11h47

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